La jurée

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Lire est un souvenir constant dans ma vie, depuis gamine : les livres ont toujours été présents. La plupart du temps, je flâne dans une librairie et j’achète de manière totalement irrationnelle : un titre accrocheur, une jolie couverture, des pages douces ou une odeur agréable … mais je suis aussi quelques auteurs dont j’ai aimé des livres, et je suis l’actualité des divers prix littéraires, pour me donner à découvrir des choses nouvelles, des échos différents ; par conséquent, j’ai souvent eu la curiosité de savoir comment cela se passait « en coulisses », comment on choisissait les livres candidats et comment on élisait un vainqueur.
Ma réputation de lectrice s’étant faite dans mon entourage à l’insu de mon plein gré, je suis quelqu’un à qui on vient volontiers demander une suggestion, parfois de manière très vague : je voudrais lire un livre mais je ne sais pas lequel, tu me conseilles quoi ? En revanche, je n’ai que peu d’occasions d’en débattre après coup, parce qu’au final mes amis et moi n’avons pas lu les mêmes livres, ou alors nous parlons d’autre chose.
En découvrant la création du Prix du public du Salon du livre de Genève je me suis dit que c’était une évidence ! C’est un évènement d’une telle importance à l’échelle de notre région, qui appelle tant de visiteurs et si différents, qu’il lui fallait son prix.

Je crois que si on veut pousser les gens à lire, et par les gens je veux dire tout le monde, en démocratisant la lecture, il faut aussi faire le pas dans l’autre sens, en mettant le livre à la portée culturelle de tous. Il est déjà franchement à la portée économique, avec les livres d’occasion ou les formats poche, ou encore les échanges livres. Mais il est encore souvent considéré comme un accessoire d’intello. En tant que lectrice, j’accorde toujours une attention particulière aux prix décernés par le public, c’est-à-dire des gens ordinaires, qui n’ont pas nécessairement à se justifier d’une formation, d’une réputation dans le monde littéraire. Des gens qui lisent juste pour le plaisir.
Parce que la littérature, comme tout ce qu’on fait dans la vie, doit rester un plaisir ! Pour ma part, je lis toute sorte de choses au long de l’année, en fonction de mon humeur, de ma disponibilité, du lieu où je me trouve, où je me rends. Des livres qui me touchent, qui m’émeuvent, qui me distraient, qui me font réfléchir, qui me passionnent ou qui m’endorment … oui, j’ai aussi ma petite sélection « bonne nuit les petits », des livres qui m’ennuient et que je garde près de mon chevet pour les nuits où l’insomnie me guette.

Fidèle visiteuse du Salon de Genève depuis mon adolescence – j’y vais comme un enfant va dans un parc d’attractions – je salue cette initiative et tente ma chance pour faire partie de l’équipe qui aura le privilège de débattre de ce premier Prix du public !

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