Tous différents ou tous les mêmes ?

On peut tout enlever à un homme, sauf une chose, la dernière des libertés humaines : celle de décider de sa conduite quelles que soient les circonstances dans lesquelles il se trouve.

Viktor Frankl

Si il y a une valeur que je prône depuis toujours, c’est bien la tolérance. Pourtant elle m’amène son lot de réflexion et de remise en question : Puis-je vraiment trouver de l’intérêt à tout le monde, accepter chacun dans son entier avec ses idées même si elles sont diamétralement opposées aux miennes ? Puis-je vraiment tolérer toutes les sortes d’idéologies qui se présentent à moi ?  Jusqu’où dois-je respecter la différence de l’autre ? Quand est-ce qu’elle devient finalement toxique pour moi ? Quand faut-il lâcher prise ?

Je déteste les conflits stériles. Les critiques non constructives. J’ai donc avancé dans ma réflexion sur le « vivre ensemble en acceptant nos différences » pour éviter d’être ce genre de personne qui s’agite dans le vide, qui critique sans rien apporter.

Nous ne choisissons pas toujours les gens que l’on fréquente. Parfois ils s’imposent à nous, surtout dans le milieu familial ou professionnel. Et pourtant il faut trouver un moyen de se comprendre, malgré nos vécus différents, notre éducation, nos idées sur la vie qui diffèrent. Consciente que l’on ne peut pas aimer tout le monde ni être aimé de tous, nous pouvons cependant choisir comment réagir face à des gens qui ne pensent pas comme nous. J’ai même découvert qu’il existe une autre réponse que l’ignorance et le mépris face à des gens que l’on aime carrément pas, tellement leurs valeurs sont opposées aux nôtres.

Notre premier réflexe serait peut-être de les éviter comme la peste. De les éviter de façon assez visible et mesquine. Mais ne serait-ce pas juste balancer un paquet de négativité dans l’air ? Apprendre à vivre avec nos différences est un grand défi humain, qui demande des efforts, mais qui n’est pas impossible.

D’ailleurs si l’on ne s’entourait que de gens avec qui l’on est d’accord, que ce passerait-il ? La pensée unique est-elle saine ? S’enfermer dans une bulle, dans une sorte de ghetto, n’est bon pour personne. A mon avis il est plutôt bénéfique de s’entourer de gens avec qui nous ne sommes pas d’accord. Ne serait-ce que pour confronter nos idées et pour éviter de perdre ses moyens lorsque l’on se retrouve face à quelqu’un de trop différent de nous un jour. Apprivoiser l’ennemi pour mieux comprendre ses arguments et aiguiser notre propre sens critique nous fait avancer. Et l’on constate que l’on apprend toujours quelque chose de nos interactions avec d’autres être humain. Oui, même avec ceux que l’on ne peut pas blairer!

Éviter la guerre
Quand on transmet de la négativité, c’est évident, on s’en prend aussi plein la tronche. C’est la loi de l’attraction. C’est comme répondre à la violence par la violence. La guerre est déclenchée et si personne n’y met de la compassion et de l’amour, elle est sans fin. On se coince dans un cercle vicieux et on s’entoure de mauvais sentiments. Ne pas s’abaisser à ce niveau, rester courtois et aimable permet, à mon avis, de rester dans un aura de positivité qui ne pourra être que bénéfique.

Recalibrer nos attentes
Je suis souvent déçue lorsque quelqu’un n’agi pas comme dans le scénario que j’avais imaginé. Et pourtant, rationnellement parlant, cela n’a pas de sens. Je projette simplement mes attentes sur les gens qui m’entourent. Si ils ne réagissent pas exactement comme je l’aurai fait dans cette situation, je vais être frustrée et mon aversion pour cette personne ne va que s’accentuer. Elle va subir mes attentes personnelles. Est-ce vraiment de la tolérance ?

Mon analyse m’a permis d’avancer dans ma relation aux autres. Et de tout mettre en place pour arrêter de générer de la frustration et de la déception dans mes échanges. Partir le plus neutre possible et laisser la place aux gens de s’exprimer me paraît être la façon la plus intelligente de gérer les incompatibilités, même si cela va à l’encontre de votre mode de vie. En cernant l’autre, on peut recalibrer nos attentes vis-à-vis de lui. L’important est de toujours rester vrai plutôt que gentil. Ne pas se forcer et simplement dire « écoute, ce que tu fais, là, ça ne me correspond pas, je ne suis pas à l’aise avec ça, est-ce qu’on peut trouver un compromis ? »

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RES-PI-RER
Quand quelqu’un nous tape sur les nerfs, on a vite tendance à partir dans la stratosphère, on exagère tout et on ne se concentre que sur ce qui est désagréable, tout prend une ampleur démesurée. Respirer profondément et se dire que ce n’est pas ça qui va prendre le pas sur sa journée peut aider. Après tout, nous sommes les seuls à contrôler réellement notre humeur. C’est à nous de décider si on veut passer notre temps à ressasser des échanges désobligeants ou si on préfère relativiser et passer rapidement à autre chose.

Faire en sorte de minimiser au maximum les impacts négatifs de notre entourage et de nos propres défauts sur notre vie, c’est à mon avis le grand axe à suivre. La vie est bien trop courte pour se concentrer sur les mauvais moments, autant faire en sorte qu’ils durent le moins longtemps possible et que leur conséquences sur nous soient amoindries.

À mesure que les gens deviendront plus conscients de l’importance de vivre selon des valeurs signifiantes, ils accorderont plus d’importance à l’héritage spirituel qu’ils voudront laisser derrière eux.

Viktor Frankl

 

 

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