Dites 33.

Trente-trois. 33. Un chiffre si innocent et pourtant si puissant.

33 c’est l’âge supposé du Christ lors de sa crucifixion. C’est l’un des nombres maîtres en numérologie. C’est le nombre de vertèbres que possède la colonne vertébrale humaine. C’est ce que nous faisaient dire les médecins pour évaluer notre santé pulmonaire.

Et il paraît que la trente-troisième année d’une personne est l’âge parfait, celui du plein développement, selon les concepts religieux. C’est cet âge que Saint-Joseph avait lorsqu’il prit pour épouse la Vierge Marie, selon les visions de Marie d’Agréda, une religieuse.

Après cette courte leçon d’histoire, je peux vous parler de la vraie vie d’aujourd’hui. Celle d’une femme à l’aube de ses 33 ans. 

Les années filent sans que l’on ne s’en rende compte. On nous conseille de vivre chaque jour comme si il était le dernier. Le temps qui passe a cette notion d’intouchable, d’irrécupérable, d’incontrôlable. On ne peut pas vraiment le rattraper. Il faut donc tout faire pour « profiter » de la vie. De l’instant présent.

C’est fou ce qu’on peut accomplir quand même en 33 ans. Les changements de look, de façons de penser, d’idées, de métier, d’envie, de style de vie, d’amis, de mec. Je me remémore toutes les personnes que j’ai été d’un œil amusé. J’accueille toutes les émotions qui me traversent, toute la nostalgie des moments que je ne vivrais plus jamais mais qui sont ancrés dans ma mémoire et que je ressors pour me rappeler que la vie, ce n’est pas grave, que tout fini par passer, même si tout laisse inévitablement des traces. L’important est que les cicatrices se referment bien pour ne pas suinter plus tard. Pour que l’adulte que nous sommes soit un adulte serein, à l’aise avec ce que la vie lui a donné. Que ce soit des bons ou des mauvais moments.

Je ne saurais dire si 33 ans est l’âge parfait. C’est tellement subjectif. Cela dépend de ce que vous attendiez d’être, de faire et d’avoir à 33 ans. J’ai une tendance à la positivité qui me fait dire que même si vous n’êtes pas, ne faites pas et n’avez pas ce que vous vous étiez promis pour vos 33 ans, vous existez toujours. Et vous avez composé avec les embûches et les surprises que la vie a mis sur votre chemin. Et ça, c’est quand même un sacré accomplissement.

J’aime pratiquer la gratitude. Remercier d’abord pour ce que j’ai avant de me plaindre de ce que je n’ai pas. J’ai un homme amoureux, un travail que j’aime et que j’ai choisi, un charmant petit garçon, des amis, des parents aimants. Je pense qu’à 33, 35 ou 40 ans, il me manquera toujours quelque chose. Mais ce n’est pas sur le manque que je veux porter mon attention. C’est sur ce que j’ai accompli, sur ce qui rempli ma vie aujourd’hui et sur les projets qui la rempliront plus tard.

Je suis toujours en pleine mutation, à l’affût de ce qui pourrait m’ancrer dans le bonheur maintenant et dans les années à venir. Je ne sais pas si c’est normal. Et je me fous de la norme. C’est ce que je suis aujourd’hui. Une femme à l’aube de ses 33 ans qui n’arrive parfois pas à choisir entre toutes les choses passionnantes qu’elle aurait envie de faire et qui fini par s’éparpiller dans tout. Pleine de cohérences et de contradictions. Mais plus motivée que jamais à remplir sa vie de bienveillance. Envers elle-même et envers ceux qui l’entoure.

Au revoir chère 32e année, on ne se reverra plus jamais. Merci pour toutes les prises de conscience, les plaisirs, les bonheurs, les souffrances et les déceptions que tu m’as apporté. Je suis plus motivée que jamais pour vivre l’année de plus que la vie me donne !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s